La rentrée des écoliers mais aussi du fourrage pour l’hiver
Eleveur de vaches laitières dans le Berry à Cléré-du-bois, Pascal NAUDON est aussi père de famille. Avec son épouse, Sandra qui est infirmière, ils ont 3 enfants Quentin 11 ans, Sylvain 8 ans et Elodie 2 ans. Ils vivent tous les 5 au milieu de l’exploitation.

Pascal vit sur l’exploitation depuis son enfance. En effet, ses parents avant lui ont toujours travaillé aux Cautronnières. Après une formation agricole technique et comptable deux années après le baccalauréat (BTS ACSE), Pascal s’est installé en 1995 dans le GAEC familial où il a bénéficié de la transmission du savoir-faire durant 15 ans.
Maintenant que ses parents sont à la retraite, il est le seul gérant de l’exploitation et contribue à son tour à « conserver le patrimoine familial ». Il emploie un salarié (Francis), un apprenti et utilise occasionnellement le service de remplacement.
Ce qui le passionne avant tout dans son métier d’éleveur, c’est de travailler avec « du vivant » : le travail n’est jamais le même, il faut toujours s’adapter aux aléas climatiques et à la différence entre les animaux. Ceci nécessite un investissement personnel très important mais c’est ce qui le rend encore plus intéressant.
L’exploitation, à taille humaine, compte 10 vaches de plus que l’élevage moyen du secteur. Pascal produit 550 000 Litres de lait de vache par an. Il trait soigneusement 60 vaches par jour, matin et soir, tous les jours de l’année. Tous les ans, les vaches vêlent après 2 mois de grandes vacances que l’on appelle tarissement, période qui varie en fonction de la reproduction propre à chaque vache.
Une fois rentrées dans la salle de traite, 5 par 5, les vaches se préparent à donner leur lait. Pascal lave leurs mamelles, observe le lait par premier jet qu’il analyse en cas de doute, branche les vaches qui seront décrochées automatiquement en fin de traite et applique une solution protectrice. Il entretien et réalise un contrôle de la machine régulièrement.
Pour produire du lait de vache de bonne qualité
Le renouvellement est essentiel : c’est pourquoi il élève 20 génisses futures laitières tous les ans. Elles vêleront et produiront du lait à l’âge de deux ans et demi.
La production de fourrage nourrissant et bien conservé est indispensable pour nourrir les animaux en période hivernale lorsque la pâture n’est ni productive ni accessible.
L’alimentation de base des vaches de Pascal se compose de 1/3 d’herbe sous forme de pâture, de foin ou d’ensilage et de 2/3 de maïs ensilage.
Le jour le la rentrée des classes, alors que ses enfants rentraient à l’école, Pascal a convié ses voisins éleveurs et un céréalier à venir avec leurs remorques qui font le circuit entre l’ensileuse qui coupe le maïs en brins fins dans le champ et le silo où le maïs est stocké.
L’exploitation compte 120 hectares (ha) de culture dont 85 hectares pour nourrir le troupeau. En complément du maïs ensilage (15 ha) et de l’herbe (60 ha), Pascal produit 10 ha de blé pour l’alimentation du troupeau. L’objectif de l’éleveur est d’être le plus autonome possible pour la production de l’alimentation : il équilibre la ration en complétant le maïs ensilage (riche en énergie), avec du foin de luzerne et de trèfle violet (riche en azote). De plus, il implante du colza fourrager qui sera pâturé au printemps et du trèfle incarnat qu’il récoltera en enrubannage. Ces deux cultures sont réalisées en inter-culture entre la récolte du blé (juillet) et le semi du maïs (avril), ce qui permet en plus de la production de fourrage, de couvrir le sol l’hiver. Au printemps, l’alimentation principale du troupeau est le pâturage.
Fervent défenseur de son métier, Pascal considère que l’élevage ne mérite pas la réputation qu’on veut parfois lui donner. En exemple, sans animaux il y aurait beaucoup de terres en friche… La meilleure utilisation des près est bien le pâturage. De plus, étant situées en zone intermédiaire, nos exploitations de polyculture-élevage ont un bon équilibre : le fumier est très utile pour nourrir les plantes et structurer les sols.
En plus de son élevage, Pascal participe activement à la cohésion des agriculteurs de son secteur. En effet, il est président du Groupement de Développement Local et de la CUMA (Coopérative d’Utilisation du Matériel Agricole). Cette dernière les fédère dans l’achat en commun de matériel agricole comme la faucheuse-conditionneuse qui récolte le fourrage dans les meilleures conditions.
Autre extra, Pascal se passionne pour l’enduro…
Discipline qu’il pratique en randonnée aux commandes d’une moto tout terrain .
